Voici maintenant un petit exposé concernant mes conditions de travail durant le processus d’écriture de l’ouvrage intitulé Le Trésor de Sion. Séparé de mon épouse. Vivant seul dans un petit appartement confortable. Processus de concentration appliquée dès Noël 2009 et travail d’écriture réalisé quotidiennement en janvier et février 2010.
Vie complète dans le plan mental de l’existence
Psychologiquement surpris de constater d’avoir été libéré du contact indispensable avec le genre humain. Expérience du détachement complet de la société. Totalement coupé du monde terrestre de la vie ordinaire. Physiquement seul à 100%. Moralement à l’aise. Spirituellement dans la paix profonde. Vivant complètement dans un autre plan de conscience : le plan mental de l’évolution. Ne voyant pratiquement personne durant plus de quatre mois, dont deux mois pour l’ouvrage présent. Aujourd’hui encore, je me demande si j’existais vraiment sur le plan physique. Presque pas de souvenir de ma présence dans l’appartement.
Ecriture littéraire dans le silence suprême de la nuit
Création littéraire réalisée principalement dans le silence suprême de la nuit. Travail d’écriture réalisé sur papier d’abord, puis recopié sur ordinateur le matin après mon retour du Paradis. Assis dans un fauteuil, à réfléchir, penser, méditer, ressentir, visualiser, contacter, entendre, toucher, communiquer et écrire au stylo sur des pages blanches. Souvent, presque couché avec les jambes allongées sur la petite table basse du salon.
Un bonheur immense bien au-delà de l’appartement
Il m’arrivait souvent durant la nuit de ressentir un bonheur immense et extraordinaire m’envahir complètement. Un phénomène magique et incommunicable avec des mots. Seule la musique pourrait s’y approcher pour exprimer l’extase de ces moments privilégiés. Une sensation de gloire intérieure sublime. Probablement en raison du contact télépathique de l’esprit monadique de mon âme-personnalité avec des entités supra-humaines et cosmiques, avec des maîtres de sagesse, des anges, des archanges et des frères de l’espace dans les plans supérieurs de la conscience. Car tous vivent dans des plans de conscience dont le bonheur est tel, qu’aucun être humain évolué ne peut imaginer même la centième partie.
Adombrement peu ordinaire sur le plan mental
Il m’arrivait parfois l’impression d’être adombré mentalement par des êtres spirituels de haut niveau. Il m’est possible d’affirmer avoir été adombré par Maitreya lui-même durant le processus d’écriture du discours de réforme de l’Islam. Particulièrement dans les derniers paragraphes au cours desquels je m’en étais rendu compte. Je m’amusais d’en avoir pris conscience pour la première fois. Des instants magiques qui m’avaient permis aussi de communiquer avec lui en direct. L’expérience inoubliable de son humour et de son optimisme me remplit encore de joie lorsque j’y pense aujourd’hui.
Présence insolite de visiteurs invisibles dans le salon
Pour écrire les dialogues de l’ouvrage, il était indispensable d’imaginer et de visualiser les personnages dans les scènes. Je plaçais mes interlocuteurs fictifs et virtuels en face de moi dans un fauteuil ou sur le canapé. Difficile de dire si j’imaginais ou s’il s’agissait de contacts réels. Cependant, j’avais la nette conviction que parfois des entités authentiques, des entités extra-planétaires, des anges, des âmes hors incarnation ou des frères de l’espace venant du système solaire me visitaient et s’asseyaient dans le salon pour m’instruire et me parler. Quoiqu’il en soit, ces visiteurs invisibles m’aidaient et me donnaient les répliques nécessaires dans les dialogues de la conférence, tout en m’enseignant parfois certaines matières sur certains sujets que je ne connaissais pas.
Une attaque virulente des Forces du Mal
Durant le second et dernier mois de création, en février 2010, presque chaque jour, j’avais été harcelé par des appels téléphoniques anonymes et inconnus provenant de personnes malveillantes. Ces appels risquaient de perturber ma concentration. Un couple provenant du côté obscur de la force commanditait un autre groupe de personnes pour me harceler à tour de rôle. L’énergie des Forces du Mal animait ces personnes qui tentaient de me stopper dans mon élan créateur et tentaient de troubler la surface calme et claire du plan mental de ma conscience. Je décidai alors de demander conseil à mes interlocuteurs nocturnes dans le salon. Or une nuit, un être extra-terrestre, un de mes frères de l’espace venant de la planète Vénus me déclara qu’il allait s’occuper de cette affaire, que je n’avais plus à m’inquiéter et que je devais promettre de leur laisser carte blanche. Cela afin d’assurer ma protection et résoudre cette affaire avec tact, efficacité et diplomatie. Le couple commanditaire de ces attaques avait sans doute été surpris et averti dans leur vie quotidienne, car du jour au lendemain, on ne m’avait plus téléphoné et dérangé. D’autre part, dans un tout autre domaine, un fonctionnaire zélé et tenté par le côté obscur de la force avait menacé de faire stopper mes travaux. Mais subitement, il a été démis de ses fonctions, déplacé de son poste et relégué dans un service subalterne.
Emploi du temps, sommeil et nourriture
Un travail quotidien réalisé la nuit principalement, avec en matinée un sommeil de quatre heures commencé entre 8h00 et midi. Parfois deux heures de sommeil seulement, suivi de deux autres périodes de deux heures de sommeil au cours de la journée. Mon emploi du temps était consacré exclusivement au travail d’écriture, avec un minimum pour l’intendance des lieux et de mon véhicule physique. Parfois en soirée un film à la télévision. La nourriture consistait en un seul repas équilibré le soir, avec beaucoup de café quotidien, des croissants le matin parfois au café et une plaque de chocolat aux noisettes par semaine (chocolat suisse s’il vous plaît). Je m’obligeais à sortir marcher à l’extérieur trois à quatre fois par jour : le matin pour lire les journaux, au lever en début d’après-midi entre midi et 16h00, pour admirer le crépuscule à 17h00 et le soir à minuit pour boire un café dans un restaurant portugais encore ouvert.
Les serveuses du Paradis sur les ailes de la grâce
Après une nuit complète de concentration passée dans un autre plan d’existence, il me fallait vingt minutes environ pour revenir consciemment au plan physique. Je savais que même mon corps physique parfois n’était plus dans l’appartement. Alors je m’amusais quelquefois à penser à une ex-amie du passé chez qui je dormais les weekends et qui m’avait dit : « Marius, où étais-tu cette nuit » ? Je lui avais répondu : « Mais enfin, j’étais couché près de toi ». Elle avait dit : « Oui je sais que nous étions ensemble, mais cette nuit je me suis levée pour aller aux toilettes. Tu n’étais pas dans le lit. Je lui avais répondu que j’étais sans doute au salon ou à la cuisine. Elle m’avait répondu : « Non. Je t’ai cherché partout dans l’appartement et je peux t’assurer que tu n’étais pas là ». Alors je me contentais de rire. Elle n’aurait pas compris. Cela étant une petite parenthèse au sujet qui nous concerne ici, je continue. J’avais donc terminé mon travail de la nuit et j’allais lire les journaux à l’extérieur. Je n’ai jamais su comment les serveuses au tea-room du Paradis me distinguaient le matin entre 6h30 et 7h00. Me voyaient-elles ou pas ? Le bonjour, le café et le sourire arrivaient si rapidement avec grâce sur les ailes de la fortune. Peut-être que sans m’en apercevoir, le café et le bonjour étaient servis à l’avance avant mon arrivée ? Sans doute, me disais-je, le bonjour arrivait quelques minutes plus tard après le café, tel un écho sonore. Mais alors qu’en était-il du sourire ? Probablement venant du futur, après le succès foudroyant de mon livre. Question de relativité du temps au Paradis.
Marius Devaud
Genève, mars 2010